Oser remettre en doute l’homosexualité aujourd’hui? Qui oserait encore s’y risquer? « C’est la nature », « Ils n’y peuvent rien », « Ce sont des êtres humains », « C’est un choix »… A peine osez-vous ouvrir la bouche sur le sujet que l’on vous rabroue ouvertement!
Et pourtant, tous ces partisans fervents de l’homosexualité oublient un détail qui n’en est pas un: l’extrême récence de la reconnaissance des gays. Dans les années 50 et suivantes, il s’agit pourtant d’un tabou, si pas d’un fléau: en 1960, l’homosexualité est perçue comme un danger, et même comme un milieu propice à la délinquance; en 1968, la France admet que l’homosexualité est un dysfonctionnement physique. Voyons voir, cela fait… 42 ans? Comment ces croyances, qui semblent si absurdes aujourd’hui, auraient-elles pu totalement disparaître en si peu de temps?
Parlez de l’homosexualité à vos grands-parents. Vous devriez probablement, pour les plus ouverts d’entre eux, vous attendre à une petite grimace, et à un geste vague pour balayer ce sujet qui les gêne quelque peu. Et ce n’est pas tellement différent chez nos parents! Comment pourraient-ils accepter que leur fils, que leur fille, soit homosexuelle, puisque dans leur propre éducation, c’est quelque chose de mal vu, de tabou, et même, parfois, de répugnant?
Nous descendons d’une société qui prohibait les pratiques homosexuelles. A ce titre, il est injuste que l’on exige de tout le monde de passer d’une conception plutôt négative à une acceptation sans limite de l’homosexualité.
Nous tentons de reconnaître les homosexuels. De les accepter, de les intégrer. Laissez-nous du temps. Et laissez-nous exprimer nos craintes.
N’est-il pas normal d’avoir tendance à s’opposer à l’adoption par des homosexuels, quand notre modèle de référence à nous était, tout au long de notre enfance, un papa et une maman? Quand nous étudions que l’un est aussi nécessaire que l’autre pour l’équilibre psychique de l’enfant?
N’est-il pas normal de ne pas comprendre ces garçons qui tiennent la main d’un autre, alors que cette simple idée nous répugnerait?
N’est-il plus normal, finalement, de considérer l’hétérosexualité comme le modèle même du couple?
À la parution de la théorie de Charles Darwin, il était encore impensable de faire un lien entre les valeurs humaines et le phénomène d’évolution. Aujourd’hui, nous n’en sommes plus là et la théorie de l’évolution des espèces a étendu son champ d’application à la morale. Les valeurs nous viennent donc d’une évolution liéé à une sélection naturelle des valeurs.
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