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Le latin est mort, vive le latin !

Le 08 décembre dernier, un reportage de l’émission « On n’est pas des pigeons » était consacré à l’enseignement du latin en secondaire…

http://www.rtbf.be/video/v_on-n-est-pas-des-pigeons?id=1444643

 

« On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs »

« Parlez-vous latin ? », telle est la première question posée et le regard des personnes interrogées en dit long : « Non » est la réponse la plus logique qui soit, l’évidence même ! Et pourtant…elle n’est pas correcte ! Parce qu’aujourd’hui, en 2012, on parle toujours le latin, qu’on n’a jamais cessé de pratiquer mais « de plus en plus mal » : Cette langue, au cours des siècles, des usages, des pratiquants toujours plus nombreux, des fautes des copistes, des apports d’autres langues,…a évolué au point qu’on ne comprend plus ce qui était le point de départ de la « norme », le latin classique. Les omelettes et tortillas n’ont plus rien à voir avec l’œuf d’origine d’où elles sont issues, pourtant l’ingrédient principal est bel et bien l’œuf !

 

Le latin est mort, vive le latin !

La raison d’être de ce reportage est le débat autour de la pertinence de l’enseignement du latin aujourd’hui. Élargissons ce cadre pour y inclure le grec qui n’a pas meilleure presse et pour confronter ces langues et les cultures qu’elles expriment dans le monde d’aujourd’hui. Le latin et le grec, des langues mortes ? La culture antique désuète ? La mythologie à la ramasse ? Que nenni ! Il suffit d’évoquer Bart de Wever et ses citations pour le prouver. Mais ces citations, ayant perdu tout leurs sens tirées de leur texte originel, ne sont que de la poudre aux yeux, du sucre impalpable sur la culture-confiture qu’il veut bien tirer sur sa tartine. On peut aller bien plus loin dans le réinvestissement des « langues mortes » : Comment s’appellent les fusées spatiales américaines ? Ariane et Apollo. Quel est le nom du bateau du Commandant Cousteau ? Calypso. Quel célèbre équipementier sportif tire son nom de la déesse grecque de la victoire ? Nike. Pour le plaisir, quelques noms d’entreprises : Fortis, Itineris, Omega, Fiat,…

Inutile de vous faire une liste des mots latins et grecs repris tels quels dans la langue française : il suffit de s’intéresser à la chimie, aux mathématiques, à la botaniques pour comprendre à quel point ces langues sont encore bien vivantes. J’aborde ici les sciences dans lesquelles l’apport de ces langues a été très important aux XVIIIème et XIXème siècles lorsque l’homme a commencé à dompter la nature, définir la composition chimique des éléments et développer des inventions : sont alors nés des mots tels que vélocypède, le cinématographe, uranium,…Il a par ailleurs découvert les planètes qu’il a nommées Jupiter, Saturne, Pluton, Mercure, Mars,…

La mythologie est également réinvestie par la psychologie et la psychiatrie : Sigmund Freud a eu l’idée géniale d’expliquer son fameux complexe de rapports aux parents dans le développement d’un enfant par le mythe d’Œdipe. Cette histoire, comme bien d’autres mythes, figurent parmi les textes fondateurs de notre civilisation européenne. Tant qu’on en est à discuter d’écrits mythiques : Comment s’appelle l’entreprise-mère de Free, l’opérateur téléphonique qui a crée le buzz la semaine dernière pour ses prix compétitifs ? Iliade. Comme quoi, on a rien inventé, merci Homère. Et Bertrand Cantat de remonter sur les planches pour « jouer le rôle » du chœur antique dans « Le Cycle des femmes » de Mouawad qui reprend et mêle trois pièces de Sophocle.

 

Le latin sur les bancs de l’école

 

Mais nous nous éloignons de notre débat de départ tant je m’applique à vous montrer que la culture antique n’est pas morte. Loin de là. Nous parlions donc de l’enseignement du latin en secondaire et de son éventuel suppression. Il suffit de se souvenir du tollé qu’avait crée l’idée de Marie Arena en 2005 pour se rappeler qu’il s’agit là d’une fausse bonne idée.    Les études de lettres (Histoire, Philosophie, Classiques, Romanes,…) ne sont plus très « tendances » dans un monde, en ce compris celui de l’entreprise, tourné davantage vers la rentabilité et le profit immédiat. La culture du savoir et la connaissance de la culture ne sont plus guère valorisées si ce n’est pour « gagner des millions ». Dommage. Parce que c’est par la connaissance que toute civilisation s’agrandit, s’enrichit, s’exporte et s’analyse. Parce que comprendre d’où l’on vient permet de savoir où l’on va. De manière pragmatique, l’enseignement du latin est indispensable dans le secondaire, – ne parlons pas du triste sort réservé au grec, banni de nombreuses écoles-.

L’apprentissage de base du français est censé être terminé à douze ans, au moment où l’élève entre en première humanité. Ce qu’il apprend par la suite requiert de l’usage, du discours, les professeurs nomment cela les « compétences » : comprendre un texte, résumer, argumenter, synthétiser,…C’est là que vont lui être utiles le vocabulaire et la syntaxe appris au cours de latin.

L’élève va également s’ouvrir à la culture : Histoire, littérature, théâtre, et malheureusement dans une moindre mesure à la musique et aux arts plastiques. Et là dedans, l’enseignement du latin apparaît tel un filigrane, dans la continuité, toujours présent.

Enfin, l’étude du latin lui permet d’acquérir des compétences tels que le développement de la mémoire, la logique, le travail précis et patient. Compétences qui seront réinvesties à l’université, quelle que soit la branche choisie…

 

Le latin et le grec, des langues mortes qui n’en finissent pas d’être vivantes…


 

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« L’Histoire de la Belgique pour les nuls »

Les éditions First réalisent, avec la parution de cette synthèse de l’Histoire de Belgique, un coup marketing sans précédent. D’une part parce que la période est judicieuse: nous sommes non seulement à la veille des fêtes de fin d’année mais nous nageons également en pleine incertitude politique. D’autre part, et par conséquent serais-je tentée de dire, nous avons besoin de connaître notre Histoire afin de savoir comment nous en sommes arrivés là, dans ce magma communautaire. Pourtant, ce n’était pas le but premier des auteurs: c’est bien l’histoire d’un territoire – dont les frontières ont fluctué au cours du temps- qu’ils décrivent et non celle d’un Etat ou d’un peuple.

Histoire de la Belgique

Somme des matières du cours d’Histoire des primaires à l’Université, cet opus regroupe tout ce qu’il faut connaître sur notre confetti-pays. Parce qu’elle est riche, notre histoire; partagée, convoitée, indépendante, la Belgique est littéralement au carrefour de l’Europe et c’est cette matière-là qui peut être parfois difficile à ingérer. Un livre pareil ne peut nous faire que du bien!  Il fallait donc bien les esprits éclairés et critiques que sont Fred Stevens et Axel Tixhon (que j’ai par ailleurs eu comme professeur à l’Université) pour mener à bien cette mission. Ces universitaires ont réussi la gageure de nous faire comprendre les évolutions de notre pays.

On y retrouve également, en plus d’illustrations de Pierre Kroll, quelques chapitres intéressants – les “dix” propres à la collection – consacrés aux symboles (ah, le chocolat!), aux personnalités et aux sites de Belgique qu’il nous faut connaître afin de les valoriser au mieux et d’améliorer notre image de marque à l’étranger.

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Quand donc M. Sarkozy saura-t-il ce qu’il veut ?????

Ainsi, après avoir violenté tous les Etats membres de l’Union Européenne pour qu’ils adoptent à vitesse grand V son “Mini-traité de Lisbonne”, M. Sarkozy veut maintenant sa révision.

C’est dire si M. Sarkozy avait préparé consciencieusement son affaire, baclée en six mois, puisque son mini-traité a été adopté du bout des lèvres en décembre 2007.

Juste un petit rappel, la proposition N° 91 de Mme Royal dans son pacte Présidentiel de 2007:

91- Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace.

On peut affirmer, sans crainte, que l’on n’en serait pas là ce soir, si la proposition de Mme Royal avait été adoptée…

Mais M. Sarkozy n’est, malheureusement, pas à un revirement près !

En revanche, le jour où il voudrait bien reconnaître qu’il s’est planté, ce n’est pas encore demain….

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