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L’Eglise catholique, sourde et aveugle?

Il est légitime de s’interroger sur les raisons de ce fossé qui se creuse de jour en jour entre l’Eglise et les croyants ainsi que la société en général. Mon propos ici ne visera en aucun cas la religion en tant que tel mais bien l’institution catholique qu’est l’Eglise.

La première raison de ce fossé qui se creuse semble assez évidente. Ce sont les choix actuels de l’Eglise catholique qui fait preuve d’un fort conservatisme. Elle refuse l’homosexualité, les moyens de contraception, l’égalité homme-femme (via notamment la fonction de prêtre réservée aux hommes) et ne prend que peu de mesure contre les problèmes récurrents de pédophilie dans l’Eglise. Si on y réfléchit, tous ces problèmes sont « nouveaux » pour l’Eglise dans le sens où la vision de la société était assez similaire à celle de l’Eglise il y a quelques décénnies. Le problème vient du fait que l’Eglise a fait preuve sur le 20e siècle d’un conservatisme à toute épreuve qui l’a distancé de la société et de sa base.

La seconde raison ou plutot la source du premier problème, c’est l’organisation même de l’Eglise. Le chef de l’Eglise, le Pape, désigne les cardinaux. Ceux-ci désigneront à leur tour le nouveau pape parmis eux. Sans aucun jugement négatif, l’Eglise catholique est donc un example typique de dictature. En tant qu’organisation religieuse (on ne pinaillera pas sur l’Etat vatican), c’est son droit de faire ce choix et c’est sans doute moins problématique que pour un état. Cela a en effet des avantages comme des inconvénients. La ligne de conduite d’un pape pourra être respecté bien au delà de son pontificat et une cohérence sans faille est assurée au niveau des grandes décisions prises. Ce modèle est par contre une source importante de risque de se distancer de sa base comme c’est le cas actuellement. Même les prêtres commence à s’éloigner de cette hiérarchie sourde et aveugle.

Sans grande réforme, les églises se vident. Les croyants ne se reconnaissent plus dans cette institution et ils ont leur foi mise à mal. Une solution structurelle serait d’instaurer plus de démocratie dans les élections de la hiérarchie. Ces élections devrait être du bas vers le haut et pas l’inverse…

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« L’Histoire de la Belgique pour les nuls »

Les éditions First réalisent, avec la parution de cette synthèse de l’Histoire de Belgique, un coup marketing sans précédent. D’une part parce que la période est judicieuse: nous sommes non seulement à la veille des fêtes de fin d’année mais nous nageons également en pleine incertitude politique. D’autre part, et par conséquent serais-je tentée de dire, nous avons besoin de connaître notre Histoire afin de savoir comment nous en sommes arrivés là, dans ce magma communautaire. Pourtant, ce n’était pas le but premier des auteurs: c’est bien l’histoire d’un territoire – dont les frontières ont fluctué au cours du temps- qu’ils décrivent et non celle d’un Etat ou d’un peuple.

Histoire de la Belgique

Somme des matières du cours d’Histoire des primaires à l’Université, cet opus regroupe tout ce qu’il faut connaître sur notre confetti-pays. Parce qu’elle est riche, notre histoire; partagée, convoitée, indépendante, la Belgique est littéralement au carrefour de l’Europe et c’est cette matière-là qui peut être parfois difficile à ingérer. Un livre pareil ne peut nous faire que du bien!  Il fallait donc bien les esprits éclairés et critiques que sont Fred Stevens et Axel Tixhon (que j’ai par ailleurs eu comme professeur à l’Université) pour mener à bien cette mission. Ces universitaires ont réussi la gageure de nous faire comprendre les évolutions de notre pays.

On y retrouve également, en plus d’illustrations de Pierre Kroll, quelques chapitres intéressants – les “dix” propres à la collection – consacrés aux symboles (ah, le chocolat!), aux personnalités et aux sites de Belgique qu’il nous faut connaître afin de les valoriser au mieux et d’améliorer notre image de marque à l’étranger.

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Les hauts responsables de l’Eglise sont-ils sexistes/homophobes/ultra-conservateurs?

Andre-Joseph Leonard

Ces qualificatifs atteignent, en tout cas, leur paroxysmes chez le Primat de Belgique André-Joseph Léonard. Depuis son accession au poste d’archevêque, il a cumulé les propos ubuesques: Le sida est une sorte de « justice immanente », l’homosexualité est quelque chose d’ « anormale » et on ne devrait pas poursuivre les prêtres pédophiles âgés, etc. Souhaite-t-il être calife à la place du calife en prouvant qu’il est possible d’être plus conservateur que les positions officielles du Vatican?

En tout cas, Jurgen Mettepenningen, porte-parole de l’archevêque, a annoncé hier sa démission, en disant avoir perdu confiance dans le primat de l’Eglise catholique belge. Le primat de Belgique s’explique dans un communiqué de presse disponible ici où il tente de justifer certaines de ses élucubrations.

Bien que c’est un autre débat, on notera que le Primat de Belgique bénéficie d’un salaire confortable pour prendre des positions comme celles-là : la modique somme de 8 466,13 euros brut mensuel lui est payé par le contribuable belge.

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Remise en question de l’institution catholique

Le gouvernement de l’Église catholique est organisé de manière hiérarchique. L’Église est dirigée par le pape depuis le Vatican. Les papes sont élus à vie par les cardinaux et par la Curie romaine (qui est l’équivalent des ministères de l’Église catholique). Sachant que les cardinaux et la curie romaine sont élus par le pape faisant fonction, ce type d’organisation est l’exemple parfait d’une dictature.

L’Eglise a en réalité quasiment toujours été du côté des riches et non des nécessiteux. Comment l’Eglise peut elle se permettre d’avoir toute ces richesses vu ce qu’elle prône et sans accepter d’en défendre ouvertement les idées? Combien de temps l’Eglise peut-elle se voiler la face et tenir ce double discours?

D’autre part, l’Eglise a toujours été dans les pires coups tout en mettant en avant ses belles valeurs. Encore aujourd’hui, le pape refuse le préservatif sous le couvert de celles-ci. L’Eglise a un siècle de retard. Elle a mis un siècle pour reconnaitre que la terre n’était pas le centre de l’univers. Elle prendra un siècle pour comprendre que le préservatif est nécessaire. Certes, c’est une invention qui permet de transgresser quelques valeurs défendues par l’église, mais elle permet avant tout de sauver des vies.

Pour conclure en rapport avec l’actualité, l’Eglise répète assez souvent à qui veut bien l’entendre qu’il n’y a qu’une minorité des cas de pédophilies (10% ou légèrement moins selon les sources) qui se passent à l’intérieur de l’Eglise. Toute personne réfléchie fera vite le calcul pour se rendre compte que proportionnelement au nombre de prêtres dans la société, un prêtre a une probabilité de l’ordre de 10fois plus importante d’être pédophile qu’un laïc. Une fois de plus, l’Eglise fait l’autruche au lieu d’essayer de comprendre et de prendre des mesures!

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L’Eglise catholique controversée

Ces dernières semaines,  l’Eglise catholique a fait l’objet de nombreuses critiques dans les médias. Il est clair que certaines personnes au sein de l’Eglise ont une part de responsabilités, celle de n’avoir pas déclaré de manière officielle les cas de pédophilies. Les actes commis par ces prêtres sont inacceptables et scandaleux, cela nul peut le nier. Ces prêtres doivent être sanctionnés pour les actes qu’ils ont commis!

Il est nécessaire que l’Eglise commence à penser à se réformer, cette réforme prendra le temps qu’il faudra. Face à ces histoires, certains chrétiens ont tendance à perdre la foi. Face à ces histoires, certains chrétiens se concentrent sur l’essentiel, ils réfléchissent à certaines valeurs établies par l’Evangile, certains vous diront qu’elles sont dépassées. Peut-être que oui? En tout cas, le respect des autres, l’écoute des autres, le partage,… sont des valeurs qui n’ont pas encore été acquises par certaines personnes dans ce monde. Peut-on donc vraiment parler de quelque chose de « dépassé »?

Dans ce contexte, il est vraiment important de distinguer  les messagers de Dieu du message de Dieu. Si la représentation au sein de l’Eglise est controversée, le message de la Bible continue et doit continuer à être adapté à notre époque.

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