Il est clair qu’une croissance économique limite le taux de chomage et la pauvreté. Inversément, une décroissance considéré comme salutaire par certains écologistes aggraverait le chômage, l’exclusion sociale et la pauvreté. Ne peut-on pas envisager un autre mode de fonctionnement de nos sociétés? Les richessses sont suffisantes pour qu’il n’y ait personne sous le seuil de pauvereté en Europe. Un mode de fonctionnement ou l’escalade à la richesse n’est plus la priorité numéro 1 permettrait de réduire l’importance de cette croissance vitale et de nous réconcilier avec le bien-vivre. Une nouvelle philosophie pour nos sociétés est à penser. Remettre les grands objectifs de l’humanité tant au niveau scientifique que idéologique au centre des préoccupations des gens et ringardiser cette quête avide de richesse. Dans un mode de fonctionnement idéal, la solidarité entre citoyens et l’individualisme doivent cohabiter. L’individualité avide de consommation a pourtant montré ses limites : il gangrène l’individu ainsi que la société. Il faut un changement des valeurs en rendant à l’innovation, au mérite et au travail leurs statuts. Des objectifs communs avec une implication de tous les citoyens permet de mener des projets d’une envergure considérable et sort du marasme le peuple au complet. Il faut renforcer les identités nationales (et non nationalistes) au même titre que les identités régionales et communautaires. Au delà de cela, il faut renforcer l’identité humaine! La terre est un terrain de jeu qui donne non seulement assez de richesse pour 10 milliards de personnes mais aussi assez de projets pour que le « pain et le cirque » puisse combler chacun d’entre nous. |
Loading...
|

Contact
À propos
Charte
FAQ
Outch, voilà qui pique aux yeux.
« Il est clair qu’une croissance économique limite le taux de chomage et la pauvreté. Inversément, une décroissance considéré comme salutaire par certains écologistes aggraverait le chômage, l’exclusion sociale et la pauvreté »
Il me semble que cette ébauche d’article est fort orientée. Partir de tels postulats, c’est déjà, il me semble, limiter profondément le dialogue possible. Qu’est-ce que la « décroissance »? Peut-on croître indéfiniment dans un monde où les ressources sont limitées (question d’économiste, au-delà de l’appartenance politique orientée)?
Je pense qu’avant de lancer la discussion, il faut se mettre au clair avec ses propres postulats, et ouvrir le sujet à la critique, non? Cet article nuit à l’image du site : on dirait pour l’instant plus un article de propagande que d’échanges d’idées…
Le début d’article n’était peut-être pas assez clair mais l’objectif de l’article est bien de chercher un autre mode de fonctionnement que celui qui domine actuellement : « toujours plus de croissance ». Dans le système actuel, nous sommes beaucoup trop dépendant de cette croissance et c’est bien cela que je critique.
Je refuse toutefois de tomber dans des arguments trop simples de certains partisans de la décroissance qui ne mesure pas, je pense, le désastre social qu’entrainerait une telle politique si elle n’est pas mûrement pensée. Je suis bien entendu ouvert à la discussion à ce sujet
Merci pour cette réponse éclairante.
Je ne résumais bien entendu pas toute l’intervention par le début de l’article, mais je pense justement qu’il peut nuire à la compréhension. Au fond, vous cherchez un compromis entre deux extrêmes. Néanmoins, je crois qu’aucun des deux n’est à rejeter, ne serait-ce que par respect pour les théoriciens, etc. C’est clair pour moi que les enjeux sont ailleurs : meilleure répartition des richesse (dans ce cas, pointer des faits, chiffrés, donnerait du poids à l’article), réduction du gaspillage énorme que l’on connaît (le belge moyen jette 1/5 de la nourriture qu’il achète en moyenne. Que dire des grandes surfaces), etc.
On ne peut pas dire que la décroissance engendrerait nécessairement un désastre, si elle s’accompagne d’une meilleure gestion, de valeurs de coopération plutôt que de compétition, et se termine bien entendu à un moment donné. …Tout simplement parce que jamais personne n’a testé! Les régimes politico-sociaux sont toujours sous forme de théorie avant d’être mis en oeuvre, et il se trouve qu’aucun ne se comporte comme il était prévu. Communisme, capitalisme : qui de Marx, Weber, Smith ou encore Bentham avaient envisagé ce qui se passe aujourd’hui? La théorie se heurte à la pratique, et il est donc impossible de pronostiquer actuellement qu’une décroissance engendrerait un désastre social. Qui sait si de nouvelles valeurs ne nous conduiraient pas à une meilleure gestion? Sachant qu’on jette déjà la plupart de nos denrées, qu’on gaspille énormément, n’y a-t-il pas des paradoxes à régler? L’idée serait peut-être de « faire moins pour le faire mieux », non?
Je ne suis moi-même pas partisan de l’idée de décroissance, mais, surement comme vous, simplement d’une meilleure gestion… Je maintiens cependant que ce genre de propos « balancés comme ça » peuvent être très durs à lire pour quelqu’un qui y croit, et, malgré le fait que vous semblez visiblement ouvert et à l’écoute, empêcher l’échange d’idées.
Quand vous dites : « Je refuse toutefois de tomber dans des arguments trop simples de certains partisans de la décroissance », ce serait beaucoup plus intéressant à mon sens si au lieu de citer les personnes, l’orientation politique, vous citiez les idées précises que vous ne partagez pas. Quels arguments simplistes et pourquoi? C’est aussi le fait que cela ne va peut-être pas de soi pour tout le monde qui pourrait vous lire…
Cet article me laisse pantoise à plusieurs égards et ce, dès la deuxième phrase : « Une décroissance considérée comme salutaire par certains écologistes aggraverait le chômage, l’exclusion sociale et la pauvreté. » Ces écologies s’inscrivent dans le mouvement simplicitaire dont le slogan est simple : moins de biens, plus de liens. En ce qui concerne le monde du travail et l’économie en général, je ne pense pas que la décroissance, tout comme la simplicité volontaire, ait pour conséquence chômage, exclusion sociale et pauvreté qui sont à mon sens la face cachée d’un capitalisme poussé à outrance et d’une recherche illimitée du profit qui se sont développés aux dépends de ce vous nommer « l’identité humaine ».
Les simplicitaires recherchent une meilleure répartition des richesses mais également du temps de travail : un monde du travail ouvert à un plus grand nombre mais pour un nombre d’heures moindre, de quoi permettre de, je vous cite, « nous réconcilier avec le bien-vivre ». Plus de temps à consacrer à l’éducation de ses enfants, à sa santé,son prochain…(Plus d’infos dans Moins de biens, plus de liens, Emeline de Bouver, Couleur livres). Une belle idée en théorie mais la pratique se révèlera évidemment des plus périlleuses en raison de la disproportion des capacités et des diplômes de chacun.
« La solidarité entre citoyens et l’individualisme doivent cohabiter » mais comment ? Il s’agit d’un oxymore, cette idée ne me semble pas réalisable si ce n’est dans sa forme la plus primitive : l’obligation. Il n’y a que pour les impôts et les cotisations de mutuelle que l’ensemble des citoyens se montrent « solidaires ». Depuis le rapport du GIEC en 2006 et le film d’Al Gore en 2007, l’écologie est devenue un thème à la mode, presque une nouvelle religion, une nécessité surtout, mais il faut constater que rien ne change véritablement.
Il n’y a pas de réelle volonté politique d’investir dans ce domaine alors, pourquoi se bouger ? Pourquoi restreindre son mode de vie ? Si d’autres le font, pourquoi renoncer à mon confort ? Si les citoyens étaient réellement solidaires, les embouteillages sur le Ring de Bruxelles diminueraient de trois-quarts… Au fil des siècles, les gens se sont murés chez eux ; ce n’est pas pour en ressortir de sitôt.
Un graffiti dans une rue à Namur disait ceci : « on arrête le progrès ». Et si c’était durant une période déterminée, cela serait-il une solution ?
Les grandes bases d’une économie basée sur la croissance ont étés pensées au 18ème siècle, époque de colonies et d’expansions territoriales, la découverte de nouveaux territoires était toujours en cours, il ne semblait pas y avoir de limite à l’expansion qui semblait exister depuis toujours.
Maintenant, il est plus que temps de réaliser que notre monde est limité, et que nous avons le pouvoir de le modifier (Géoingénierie). Il n’est pas possible de croitre infiniment sur la même planète. Comme le signale J.R. , nos ressources sont limitées.
Il y a rarement une solution parfaite, cette croissance a conduit au développement technologique que nous connaissons, rien ne dit cependant, que c’était la seule et meilleure manière.
Ce dévelopement est d’ailleurs bien mal réparti, et ‘freiné’ par les nombreux brevets (exemple de ce que je veux dire, Toyota possède une certaine avance dans la conception de voiture hybride, Honda veux aussi faire des voiture hybrides mais doit faire ses propres recherches et ne peux pas bénéficier des découvertes de sa rivale, bien sur, une autre méthode de recherche peux mener à de nouvelles avancées mais le résultats ne serait-il pas meilleur en combinant les deux puissances de recherches?).
Quand il y a un problème, il faut envisager toutes les solutions (si possible avant d’être « face au mur ») même celles qui paraissent les plus absurdes au premier abord.
« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » (Albert Einstein)
Il faut souvent remettre en causes les idées établies, même quand elles sembles logiques et que cela a fonctionné jusqu’alors (terre plate/ronde). Il est vrai cependant, qu’il faut se fixer des bases pour avancer.
Une stabilité totale me semble un objectif irréalisable et inutile, des évolutions peuvent encore êtres faites. Des périodes de décroissance ne sont donc pas absurdes si elles sont d’un autre ordre que les crises économiques.
J’espère ne pas m’être écarté trop souvent d’un point de vue objectif.
Le problème de la décroissance/fin du progrès/… semble vous échapper. Egaliser les biens entre individus semble être une belle idée. Cependant, un partage équitable résulterait en un désastre complet. Pour une raison simple : si chacun est assuré d’avoir un revenu égal, proche à celui de l’autre, personne n’aura intérêt à travailler, innover ou même faire des études. Seuls travailleront les gens qui aiment le travail pour le travail, et les altruistes purs qui veulent augmenter les richesses communes au monde/pays entier sans augmenter du tout leurs propres ressources. Les solutions sont : accepter ce gouffre sans fond de cessation de création de richesses, mettre en place un état policier qui force à travailler (cf. communisme), ou alors revenir à un système où les inégalités peuvent contribuer à améliorer la situation de tous, y compris du plus pauvre (bref, on retourne sur les théories de Smith plaçant l’individualisme au cœur du bien-être collectif)
petite précision : seule une infime minorité des communément appelés « décroissants » prônent une décroissance économique. D’autres, la majorité d’ailleurs, parlent d’une autre croissance, basée non sur l’augmentation de la quantité de la production mais sur la qualité et la durabilité des produits. Pour une production qui correspond aux besoin des hommes au lieu d’en créer des nouveaux, et qui prend en compte les problèmes de pollution, de finitude des ressources naturelles et de non-possibilité des technologies futures de résoudre tous nos problèmes. A lire parmi les objecteurs de croissance : Jean Gadrey, Nicholas Georgescu-Roegen, Ivan Illitch, François Partant, et bien d’autres. Et quant à Smith, on oublie souvent que ses théories économiques étaient basées sur le constat de base suivant : l’économie (et la croissance) est primordiale car elle nous permet de vivre, et de vivre mieux. Le niveau de PIB actuel étant largement suffisant pour cela dans nos sociétés occidentales (en quantité de richesse totale, après sa répartition est un autre problème) et la recherche de croissance contribuant à dégrader notre environnement et notre santé, la fin du productivisme parait la seule alternative crédible à notre fuite en avant suicidaire…
Une décroissance n’est pas synonyme de fin du progrès.
Le concept de croissance est basée sur une variation de volume de production Définition Wikipedia.
Nous pouvons constater que dans de nombreux secteurs, nous produisons plus que nous consommons; la Terre compte 6,5 milliards d’habitants. Elle peut en nourrir 12 milliards avec ce qui est produit (source: We Feed the World, film documentaire autrichien réalisé en 2005 par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007).
De plus, le progrès technique peut amener à diminuer la production de certains biens, notamment les matière premières. Un procédé plus efficace demande en effet moins de matières première.
Il arrive un moment, où la quantité de bien produite est suffisante, et une augmentation de cette quantité deviens du gaspillage. Regarder aussi la qualité des produits, si celle-ci diminue, nous en consommons plus pour le même résultat.
En ce qui me concerne, un partage équitable ne consiste pas à donner les mêmes revenus aveuglément à tout le monde, mais un revenu proportionnel au travail accompli, avec une accessibilité au travail. Carlos Slim Helu, fortune personnelle de 53,5 milliards de dollars; il arrive à la première place du classement Forbes grâce à un gain de 18,5 milliards de dollars en un an (Source daté du 11/03/2010). 18,5 milliards en 1an, c’est +- 1,54 milliards par mois, en considérant un salaire net de 2000$ par mois, il faudrait à peut près 771 siècles pour accumuler cette fortune, sans dépenser un centime. On peut payer 0.5 millions de personnes pendant 1 ans à 3000$ brut, avec ces 18,5 milliards.
La crise n’est pas la même pour tout le monde, et ne me dites pas qu’il travaille un demi millon de fois plus que les autres.
Du travail, il y en a, pour que tout le monde en aie, il suffit de déporte un peu de travail des un pour les autres, et de répartir les salaire, l’idée est exposée de manière simpliste, je sais, ce n’est pas si simple, mais en y réfléchissant, pourquoi pas? Si on a besoin de plus, travaillons plus, si on a besoin de moins, pourquoi se fouler? Et pas besoin de se créer des besoins inutiles, nombres de gadgets n’augmentent pas notre bonheur. Il est d’ailleurs bon de s’interroger sur le bonheur, consiste-t-il à avoir de l’argent?
Il est assez édifiant de voire ce qu’ont gagnés les premières fortunes du monde en temps de crise,
On dirait que certains n’ont jamais gagnés autant!
Voici, l’arrondi de la part des gains de la dernière année par rapport à leur fortune estimée au 11/03/2010; et,entre parenthèse, l’approximation de la croissance de leur fortune en un an.
1èr 35% (augmentation = +50%), 2ème 25% (+32,5%), 3ème 21% (+27%), 4ème 34% (+52%), 5ème 32,7% (+48.7%).
Sources des données:
http://www.journaldunet.com/economie/magazine/classement/l-homme-le-plus-riche-du-monde/les-20-hommes-les-plus-riches-du-monde.shtml
Je ne suis pas un spécialiste de la décroissance mais je me documente……
Je ne peux donc qu’être d’accord avec les commentaires ci-dessus qui font remarquer à l’auteur de ce billet qu’il est largement excessif lorsqu’il soutient que décroissance égale chômage.
Je note d’ailleurs que cet auteur a bien voulu tenir compte de ces réactions puisqu’il a, alors, souligné qu’il ne se reconnaissait pas dans les arguments de « CERTAINS partisans de la décroissance ».
Ce dont, bien évidemment nous ne pourrions lui faire grief et ce qui m’amène à dire que je ne suis pas d’accord avec « JR » lorqu’il affirme que cet article « nuit à l’image du site ».
Ce qui aurait nuit à l’image de l’auteur, c’est que comme bien souvent sur les bloc-notes et autres sites de discussion, il aurait rejeté les arguments de ses contradicteurs.
Ce n’es pas son cas et félicitons-le pour cela.
Et en matière de décroissance, je me permet de lui suggérer de consulter, comme je le fais moi-même, le site ci-dessous:
http://decroissance.org/
jf.
Le lien cité par Jacqueslamauragne renvoi vers bon nombre d’article de médiats de référence (Le Monde, Trends …) et très intéressant pour comprendre l’avis des « décroissants ».
J’y ai trouvé cette interview de Jacques Attali qui a lui même changé de position entre une croissance verte et une « adécroissance » dans l’idée de ce qui est cité ici comme « décroissance ».
Il crée ce néologisme d’adécroissance pour insister sur le fait que ce n’est pas une décroissance systématique qui est prônée.
Je rejoins assez bien cet avis.
Jacques :
Vous noterez que ma réplique à laquelle vous faites allusion :
« Ce dont, bien évidemment nous ne pourrions lui faire grief et ce qui m’amène à dire que je ne suis pas d’accord avec « JR » lorqu’il affirme que cet article « nuit à l’image du site ». »
…figure avant la réponse de Pierre, qui témoigne effectivement d’une plus grande ouverture que son article initiale. Je trouvais dommage l’aspect figé de l’article, pour un site qui se veut ouvert et respectueux, mais je reconnais comme vous les nuances apportées par Pierre dans la suite… Je reste néanmoins assez « frileux » quant à des articles d’avis dont le contenu serait trop orienté politiquement, l’idée étant, il me semble, de promouvoir un échange, un enrichissement mutuel, et ce malgré les manifestations d’ouverture d’esprit de beaucoup de personnes ici!
Puis-je me permettre de vous demander en quoi un « contenu orienté politiquement » ne pourrait-il aucunement « promouvoir un échange, un enrichissement mutuel »?
Greg >
Excellente remarque, je me suis mal exprimé. Je pense non pas à des idées en tant que telles, mais bien à des attitudes. J’ai dit « trop orienté politiquement ». Le « trop » a tout son sens, celui d’être sous-tendu par une attitude écartant toute différence, tout propos contraire. L’orientation politique s’avère être parfois une œillère qui nuit à la nuance et à la réflexion. Il s’avère dans le cas ici présent que l’auteur est ouvert à la discussion, à la réflexion et à l’argumentation raisonnable (et pas uniquement rationnelle), mais vous n’êtes pas sans savoir que ce n’est pas toujours le cas…