Connexion
     

Change, yes we can…!

Tous les sociologues s’attendaient à une diminution du temps de travail grâce aux nouvelles technologies. Pourquoi nous retrouvons-nous dans la situation inverse de devoir travailler plus pour gagner plus?

C’est avec la révolution industrielle et le développement du capitalisme que l’homme va se mettre à travailler comme jamais auparavant. Produire des richesses devient une finalité en soi. La productivité explose et les travailleurs entrent dans l’ère de la consommation. Depuis, la production a continué d’augmenter chaque année et les biens ont été remplacés par des envies.

You need to a flashplayer enabled browser to view this YouTube video

En quoi le travail est-il un problème? Qui dit travail dit consommation, dit besoin de ressources naturelles or nos ressources ne sont pas éternelles. Il existe une empreinte écologique et sociale que l’occident dépasse largement. Par conséquent être trop productif, c’est prendre dans la bouche des plus pauvres leurs ressources. La première limite est donc matériel.

D’autre part, le travail est une étape primordial de l’économie matériel. Elle transforme la nature en produit utilisable. Or, lors du cycle de vie d’un objet, d’énormes quantités de pollutions sont produites…

Finalement, les secteurs les plus rentables sont aussi les plus critiquables : l’industrie pétrolière, la publicité, la pornographie, la finance, l’armement… Alors que l’éducation, la santé et l’aide social sont de plus en plus englobés dans la nécessaire rentablité.

Il serait si simple de moins travailler en consommant moins. C’est ici que la propagande des médias intervient. Le matérialisme devient la norme du bonheur. Pas moins de 500 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour créer le manque là où il n’existe pas. L’imaginaire collectif est totalement soumis aux envies matérielles. Nous existons car nous possédons des choses. Nous nous perpétuouns à croire que le bonheur réside dans la taille de notre compte en banque, dans le nombre de pouces de nos téléviseurs ou dans les capacités de nos smart phones. La pubilicité est un mirage sur un chateau de cartes.

Ceci permet en tout cas de relancer le débat sur certains modes de fonctionnement de nos sociétés occidentales !

VN:F [1.9.8_1114]
Rating: 9.0/10 (9 votes cast)
Change, yes we can...!, 9.0 out of 10 based on 9 ratings

Loading...
10 réponses à “Change, yes we can…!”
  1. Anonyme dit :

    On a tous envie de mener à bien nos projets et ça passe par la consommation… Qu’on arrête de nous culpabiliser pour tout ce qu’on fait !!!

    VA:F [1.9.8_1114]
    Rating: -2 (from 4 votes)
  2. Julien dit :

    Dans la mesure où par nos agissements nous détruisons la planète et les moins lotis que nous, il est normal que des organismes nous en informent.

    Si, Anonyme, vous culpabilisez à cause de cette information sur le rôle que vous jouez, c’est peut-être parce que vous vous rendez compte que ce rôle n’a rien de vertueux…

    Peut-être aimeriez-vous qu’on vous laisse faire ce que vous voulez sans vous avertir des conséquences de vos actes? On appelle ça fuir ses responsabilités. Et heureusement que l’on ne laisse pas aux gens la possibilité de (trop) fuir leurs responsabilités.

    VA:F [1.9.8_1114]
    Rating: +5 (from 5 votes)
  3. Greg dit:

    Le problème, c’est que le monde ne peut pas tourner comme vous le décrivez.
    Travaillez moins et vous verrez. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de notre vie quotidienne sans offrir quelque chose en retour: le travail.
    Par nos « agissements », et par le travail, nous avons créé un nombre considérable de technologies qui permettent aujourd’hui de sauver des millions de vies.
    Ne pas travailler, dans notre société, et profiter du système; voilà comment fuir ses responsabilités à l’heure actuelle.

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: -2 (from 4 votes)
  4. Julien dit :

    Heureusement, Greg, qu’il existe des alternatives cohérentes à votre vision bipolaire du travail en lien avec la société.

    VA:F [1.9.8_1114]
    Rating: +5 (from 5 votes)
  5. Kelkiu dit:

    Je trouve que la vidéo représente assez bien la réalité.
    Le commentaire d’Anonyme en est pour moi une preuve, il est en effet prix dans le système, le considérant comme une solution plus agréable, même quand on lui dit que ce que les publicités montre n’est que l’idée que l’on veux nous donner du bonheur, que cette idée est donc parfaitement artificielle et irréelle.
    Il faudrait d’abord arriver à remettre en question la notion même de bonheur.
    Notre société la définit par une richesse matérielle, et pas comme une richesse sociale.
    On travaille pour avoir le plus d’argent possible, on ne passe plus vraiment un moment agréable avec des collègues, a faire des rencontres.
    Comment des personnes très pauvres peuvent-elle faire la fête avec un tambour et être heureuses en ces moment la? Alors que nous sommes « obligés » d’aller dans des soirées avec des milliers de watts dans les oreilles, pleins de lumières, et de l’alcool à l’excès pour « s’amuser » (oublier?), en sachant que l’on ne se souviendra que du début de la soirée, et qu’on aura la gueule de bois le lendemain?
    Nous avons des objets de technologie incroyable, regardez toutes ces consoles de jeux vidéos. Ce sont des jeux, donc pour « s’amuser », mais êtes vous réellement heureux d’y jouer ou passez vous votre temps à cela? Ces technologies ne pourraient-elles pas être utilisées pour mieux?
    On met de plus en plus tôt les enfants devant la télévision, que fait-on de leur développement intellectuel? Les instituteurs s’arrachent les cheveux à essayer d’apprendre quelque chose à ces larves dans certains cas, ou super-excités du catch dans d’autre. Et bizarrement, les « surdoués » ont des parents qui s’occupent d’eux…

    À mes yeux, le bonheur n’est ni dans la richesse, ni dans la pauvreté, il est indépendant de ces notions, et on ne le trouve surement pas lorsque l’on fait un Black-out.

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: +2 (from 2 votes)
  6. Kelkiu dit:

    (Plus en rapport avec le commentaire de Greg)
    Selon certains (dont moi) le monde ne « tourne » pas comme il est actuellement.
    Il n’y aura sans doute jamais de système parfait, mais lorsqu’on est pas satisfait, il faut chercher des alternatives, et rester ouvert.
    Lorsque tu dis « travaillez moins et vous verrez » tu reste dans la logique du système actuel, il n’y a donc aucune révolution, et donc pas de solution (certaines personnes le font, et arrivent a vivre comme cela, je n’ai cependant pas d’information sur leur condition de vie).
    Notre vie est luxueuse grâce à notre travail dis-tu? Ce n’est pas le cas de tout le monde, et pense à ce qui te rend vraiment heureux dans ce luxe, est-ce le fait d’avoir eu assez pour te l’acheter?
    Nous sauvons des millions de vie grâce à nos technologies? Mon idée n’est pas de ne plus travailler du tout, ni d’arrêter la technologie, mais réfléchis à quelles vies nous sauvons. Celle d’un grand père de 80 ans qui va pouvoir survivre 3 ans de plus, ou celles des victimes (de tout-age) des nombreux conflits pour les richesses d’un territoire? Celles des victimes d’accidents de travail dues aux conditions de fabrication de tes objets de luxes dans d’autres pays?

    Plaindre les victimes du système peut aider à prendre conscience du problème, mais c’est réfléchir à des solutions durables et soutenables et essayer d’agir qui me semble important.

    Je ne veux PAS faire CULPABILISER, MAIS RÉAGIR.

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: +2 (from 2 votes)
  7. Greg dit:

    Pourquoi vouloir remettre la notion de bonheur en question?

    N’êtes-vous pas content d’avoir une maison? Un lit, un système de chauffage, une voiture peut-être? La richesse matérielle, comme vous dites, vous manquera si vous la quittez; quant à la richesse « sociale », ne la possédons-nous pas? Vous disposez d’Internet pour faire autant de rencontres que vous le souhaitez; vous pouvez prendre un bus et parler à autant de gens que vous le voulez.

    Nous avons, en Occident, bien plus de raisons que d’être heureux que dans les pays sous-développés ou en voie de développement. Ces personnes qui font la fête avec un tambour, qui ne savent probablement pas écrire, et qui seront peut-être tuées le lendemain dans une guérilla, vous les soutenez, vous aimeriez réellement être à leur place?

    Le fait est – et on peut le regretter ou non – que les choses sont comme ça. Des millions de personnes veulent faire réagir ; mais les inégalités sont de plus en plus grandes.

    Sans vouloir vous vexer aucunement, je considère que ce désir de changement profond est une perte de temps; une illusion. Rome ne s’est pas faite en un jour…

    A méditer: si certains sont influencés par la vision du bonheur émanant des publicités, d’autres peuvent l’être par les incessants messages incitant au changement (altermondialisme, aide humanitaire, etc…) qui donnent l’impression fausse que tout peut changer.

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: -1 (from 3 votes)
  8. Kelkiu dit:

    Descartes avais aussi voulu reconstruire ses propres bases sur la raison à son époque, c’est une remise en question dans le but d’essayer de repartir sur de meilleures bases que ce qui est établis.
    Je ne le prends pas comme modèle, mais comme exemple.
    J’estime la remise en question nécessaire, et il ne faut pas oublié ses propres références.
    Je propose une remise à question de la notion de bonheur pour que ce que vous aimez soit par votre choix, et pas par illusion. La remise en question peux aussi mener à confirmer ce que l’on pensait.

    Bien sur que je suis content d’avoir certains biens matériels tels qu’une maison. Je n’ai pas dit qu’il fallait retourner à la préhistoire, d’ailleurs,je trouves la plupart des habitation en retard pour notre époque. Bien sur qu’il faut un minimum de travail pour avoir une maison confortable. Mais est-il bien utilisé de nos jours? J’habite en Belgique, et je vois souvent des lotissements de maisons individuelles avec 5cm d’isolation. Combien de temps cela serra-il soutenable de chauffer de pareilles maisons? Dans une école Proche de chez moi, une dizaine d’année et des fissures de plus de 5m dans certains murs … Du durable demande un plus grand investissement, donc plus de travail direct, mais moins à long terme. Le retour sur investissement d’une maison passive est de 10 ans. Les économies d’énergie (et donc de travail pour accéder à cette énergie) se font ensuite sur toute la durée de vie de la maison, certaines maisons ont plusieurs centaines d’années.
    Je ne dit pas de supprimer toute richesse matérielle, mais chercher un équilibre plus efficace.
    Une maison qu’il faut restaurer tout les 50 ans demande moins de travail qu’une à reconstruire tout les 50 ans.

    Prenez votre sac à dos et allez dans un petit village berbère au Maroc, frappez à une porte et dite que vous êtes un voyageur, et que vous aimeriez dormir chez eux, ce serra la fête en votre honneur (avec les moyens du bords, l’une des trois poule y passant volontiers) pendant 3 jours avant de vous demander où vous compter aller pour la suite de votre voyage.

    Frappez à une porte dans nos pays industrialisés, combien accepteraient de vous inviter à votre table et de vous loger?

    L’internet permet des bien des choses extraordinaire (ce site notamment), mais vous êtes toujours derrière un claviers. Je préfère votre exemple du bus, où il y a effectivement moyen de faire des rencontres, mais je constate, que les écouteurs dans les oreilles sont presque une règle.

    Il me semble que nous seront d’accord que heureusement, il y a encore moyen d’avoir de supers relations, et de s’amuser dans nos pays, mais les relations me semblent quand même froides (surtout avec les personnes que nous connaissons moins) et le bonheur a tendance a être commercialisé et artificialisé comme beaucoup de chose.

    Nous devrions avoir toutes les raisons d’être heureux selon le système, mais le taux de burn-out, de dépressions et de suicide n’est pas si encouragent. Il manque peut-être d’espoir.
    Quand je parles de faire la fête, je veux contraster avec nos fêtes de village qui sont commerciales, alors qu’il peux y avoir des fêtes ou l’amusement est gratuit, et ne nécessite pas d’auto tamponneuse ni d’attractions vertigineuses.

    Je fais le même constat que toi, « les inégalités sont de plus en plus grandes » et je décide de réfléchir à des solutions, différents points de vues sont indispensables pour cette réflexion, je remercie d’ailler tous les participants de ce sites quel que soit leur avis, pour ce qu’ils apportent à ma réflexion.

    Rien de vexant pour moi dans ta remarque, que du contraire. C’est un point très important que tu soulèves, on ne change pas un monde en un jours. J’ai déjà vu des propositions pour détruire le système des banques en retirant tous notre argent le même jours, cela ne me semble pas une solution, ce serrait pour moi, créer un chaos pour en éviter un autre (ce point de vue est sans doute discutable). Mais il me semble aussi qu’il est grand temps d’envisager un changement, avant de se trouver dans ce chaos. (Le système actuel veux une croissance sans limite, nous constatons que notre monde est limité, il faut donc aménager une transition vers un autre système prenant en compte les nouveaux paramètres).

    Mais on peux quand même changer le monde, l’humain n’a pas arrêté de le faire. Il ne faux pas se faire convaincre par les idées incitant au changement, personne n’a de vérité ni de solution absolue et infaillible. Cette volonté de changer le monde me semble surtout une volonté altruiste, il est en effet très attirant d’essayer de tirer profit au maximum de notre situation actuelle.
    Mais chacun ses idées et ses réflexions.

    Un rêve pour moi, serait de pouvoir tester de nouveaux système en économies parallèles sans les pressions du système actuel. Je pense par exemple aux différents essais de communisme, qui ont souvent souffert de la réaction du système capitaliste, ce qui a mes yeux, fausse les résultats, et n’est absolument pas respectueux des libertés.
    Peut-être l’informatique le permettra-t-il un jours?

    Bonne réflexion à vous

    (Veuillez m’excuser si ce message est fort orienté comme une réponse à celui de Greg).

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: +3 (from 3 votes)
  9. Greg dit:

    Je n’ai pas grand chose à vous répondre. Vous avez bien mis en évidence le fait que ces inégalités sont bel et bien présentes (qu’elles le sont depuis très longtemps d’ailleurs) et que certains feront l’impossible pour lutter contre elles, à cause de ce désir de changement que vous avez évoqué.
    C’est vrai, le taux de burn-out et de suicide est hallucinant.
    Je ne sais pas ce qu’il nous manque.
    Quant à votre dernière réflexion, elle m’intéresse moi aussi. J’espère que l’informatique nous permettra, un jour, des possibilités encore plus étendues.
    Bien à vous

    VN:F [1.9.8_1114]
    Rating: +2 (from 2 votes)
  10. Daniel dit :

    J’ai appris des choses interessantes grace a vous, et vous m’avez aide a resoudre un probleme, merci.

    - Daniel

    VA:F [1.9.8_1114]
    Rating: +3 (from 3 votes)

Poster un commentaire